Contribution des SI à la neutralité carbone

Quelques pistes de réflexion ...
vendredi 7 février 2020
par  Jean-Marc Laudereau

La question se pose de savoir dans quels domaines et comment les systèmes d’information pourraient contribuer à aider les entreprises et les Etats à aller vers la neutralité carbone.

Loin de proposer une réponse exhaustive et définitive, il s’agit dans un premier temps de lister quelques axes de réflexions, qu’il faudra bien compléter et détailler avec le temps si on veut arriver à quelque chose.

Objectifs

Identifier des fonctionnalités applicatives qui permettraient aux entreprises et aux Etats de maîtriser et de piloter la transition vers un monde sans carbone et durable fait partie des travaux à mettre en oeuvre au plus vite.

Ces applications auront évidemment un coût, à la fois en investissement et en exploitation récurrente. Ce coût risque cependant de ne pas être compensé par du chiffre d’affaires supplémentaire, puisque l’investissement récurrent n’a pas a priori comme objet de répondre directement à des besoins clients à court terme mais bien à des préoccupations long terme, terme qui se compte en décennies.

L’heure sera d’ailleurs d’autant moins aux dépenses dispendieuses que la voie vers la décarbonation n’apportera probablement que dépréciation d’actifs plus ou moins brutale et augmentation des coûts pour les entreprises.

Il faudra donc chercher au maximum à réutiliser les systèmes et les processus existants, en les adaptant autant que possible aux nouveaux besoins … si tant est que "faire du neuf avec du vieux" s’avère plus économique ...

Pistes de réflexion

  • Evaluer et piloter les émissions carbone le long de la chaîne de valeur : Aujourd’hui chaque entreprise devrait pouvoir être en mesure d’évaluer les émissions carbone dont elle responsable. Mais qu’en est-il des émissions générées en amont ?
  • Contribuer à décarboner les processus : La mise en place des processus d’entreprise est aujourd’hui guidée par des préoccupations de rapidité, de coûts, de flexibilité et d’alignement sur les besoins des clients. Qu’en est-il des critères liés aux émissions de CO2 ?
  • Identifier les gains potentiels en émissions de CO2 : Chaque ressource utilisée par l’entreprise peut être génératrice de CO2. Existe-t-il des ressources alternatives ou, à défaut, des modalités de mise en œuvre qui permettraient qu’elles soient moins émettrices ?
  • Evaluer et prioriser les projets en entreprise en prenant aussi en compte leur bilan carbone : On sait (à peu près …) déterminer les bénéfices et coûts potentiels d’un projet en entreprise. Sait-on aussi en évaluer le bilan carbone et, surtout, se donner les moyens d’en tenir compte et d’arbitrer de manière pertinente ?
  • Optimiser les déplacements : Le télétravail de développe, ainsi que l’usage des conférences à distance en visio ou audio. Les systèmes d’information prennent-ils en compte ces nouvelles manières de travailler et d’échanger ?
  • Réutiliser les systèmes existants pour les adapter à de nouveaux besoins : Compte tenu de la dépréciation d’actifs et des coûts dont s’accompagnera la décarbonation, sera-t-il possible d’adapter les systèmes existants pour répondre, à moindres coûts, à de nouveaux besoins ?

A compléter et détailler …

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Le vieux monde ?
(USA 2013 - JM Laudereau)

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